Jazz-Rhone-Alpes.com n°620, 8 août 2016

 

La soirée se poursuit avec le quartet de Sarah Thorpe qui vient de la région parisienne. Nous passons à un registre de jazz plus traditionnel avec la reprise de nombreux standards qui alternent les rythmes bop et les ballades. La chanteuse Sarah Thorpe possède une tessiture douce très adaptée aux ballades et à une interprétation délicate des standards. C'est sur ce ton qu'elle ouvre son set avec Fever. Elle enchaine sur Feeling good avec une voix affirmée mais posée sans démonstration superflue. Sa voix est portée par un trio solide. Les musiciens font preuve d'un équilibre de dextérité et de délicatesse.

Olivier Hutman aux claviers mène ce trio rythmique avec leadership en prenant un solo sur presque tous les morceaux, il fait swinguer le quartet. Il dialogue avec la chanteuse, souligne sa voix et la relance sur la mélodie ou le refrain régulièrement.

Peter Giron à la contrebasse et Philippe Soirat à la batterie complètent discrètement mais avec assurance la rythmique du quartet. Ils prendront chacun un solo, qui sera représentatif de leur jeu : précis, délicat et interprété avec un groove talentueux. Le solo de contrebasse accompagne en douceur My baby just cares for metandis que le solo de batterie accompagne avec beaucoup de richesse dans les timbres Love me or leave me. Le répertoire de standards est large et varié. Le quartet confirme sa passion pour Burt Bacharach par deux reprises, dont The look of love dans une version qui donne un style cool jazz. Grâce à ses claviers, Olivier Hutman alterne les sonorités de piano et de synthé selon les morceaux. Nina Simone sera mise à l'honneur une deuxième fois par Sarah Thorpe qui interprète I'm gonna leave you. Nous apprécions également la reprise deJust say goodbye d'Esther Phillips accompagnée par un solo de piano dynamique. Le final se fera en douceur sur Exactly like you qui caractérise la retenue de la chanteuse. Pour définitivement réchauffer la nuit ardéchoise, le groupe reprend en rappel Chain Of Fools d'Aretha Franklin dans une version jazzy de ce thème soul.

Le Sarah Thorpe Quartet remercie avec ce titre chanté en commun avec le public, l'accueil des festivaliers Vivarois. 

 

 

 

Jazz Hot n°674, hiver 2015-2016

 

Pour ce premier enregistrement, Sarah Thorpe nous offre une promenade sensible entre standards et titres moins courus. Formée par Daniella Barda et Sara Lazarus, elle a également suivi l'enseignement de Joe Makholm, Michele Hendricks et Géraldine Ros. Entourée par un quintet monté pour cette session, la chanteuse impose son univers particulier, entre jazz et rhythm'n'blues, sur les arrangements inspirés d'Olivier Hutman, qui compte également à son actif une prestigieuse carrière d'accompagnateur (Clifford Jordan, Steve Grossman, Clark Terry, Stéphane Grappelli, etc.).On a notamment un "Mack the Knife" métamorphosé et sur lequel Sarah Thorpe a posé de nouvelles paroles. Il en ressort une ballade brillante, sans doute le morceau de bravoure de cet album.

 

C'est que la vocaliste franco-britannique a, en effet, et avant tout, le talent de s'être très bien entourée : Darryl Hall, une référence de la scène jazz internationale (Benny Golson, Kirk Lightsey, Mary Stallings, Eric Reed, Dianne Reeves, etc.), un excellent batteur parisien, Philippe Soirat, et deux très bons guests, Ronald Baker et Guillaume Naturel. Portée par ce line-up de luxe, Sarah Thorpe tire son épingle du jeu sur les tempos lents, qui lui permettent de jouer sur l'émotion. On a sinon plaisir à entendre le solo de Darryl Hall en ouverture de "Better Than Anything", les interventions de Philippe Soirat sur "Jive" ou l'élégante sourdine de Ronald Baker sur "Just Say Goodbye". Le disque se termine avec une vibrante reprise de Nina Simone, "The End of the Line", qui contribue à en faire de l'ensemble un beau moment d'évasion. Patrick Martineau

 

 

 

Arnouville magazine n°53, décembre 2013, "A vous de voir"

16 novembre, Jazz et Soul à l'Orangerie du Château

 

Du jazz et du très bon pour ce récital exceptionnel du Quintet Sarah Thorpe, brillante chanteuse franco-britannique accompagnée de quatre musiciens de haut vol. Et comme le jazz est un genre musical très convivial où musiciens et chanteurs ont coutume de jouer ou de créer ensemble, sans protocole, ce sont les membres de la chorale du Conservatoire qui ont été invités à se produire en lever de rideau du spectacle qui se tenait dans le cadre intimiste de l'Orangerie du Château.

 

 

 

Jazz Hot n°665, automne 2013, Paris en clubs

 

Au Café Universel, le 5 octobre, Sarah Thorpe (voc) a présenté un répertoire original, entre Randy Crawford et Nina Simone, Nancy Wilson et Aretha Franklin (« Everyday I Have the Blues », « Feeling Good », « The Masquerade Is Over », « I’m Gonna Leave You »). Sa voix claire et juste, son interprétation sensible ont été joliment mis en valeur par Richard Razafindrakoto (p), Clément Blumen (b) et Thierry Tardieu (dm), accompagnateurs capables de dynamisme sans jamais trop en faire. JP 

 
 
 

Jazz Hot n°665, automne 2013, Concerts

 

Au Château d’Arnouville, le 16 novembre, Sarah Thorpe (voc) a présenté un beau répertoire allant de « Full House » de Wes Montgomery à « Gonna Leave You » de Nina Simone en passant par « Everyday I Have the Blues ». Avec la virtuosité attentive de Laurent Epstein (p) et les interventions inspirées de Ronald Baker (tp), elle a mis en avant sa justesse, sa diction et sa sensibilité. Nicola Sabato (b) et Vincent Frade (dm) on apporté un socle solide à une prestation variée, colorée, qui passe du rhythm and blues « Mustang Sally » (chœurs de Ronald Baker) à la ballade avec le très touchant « The Masquerade is Over ». On devait la retrouver le 25 novembre au Saint Jean dans le 18e pour un trio avec le très fin William Chabbey (g) et l’impeccable Clément Blumen (b) ainsi que Chip Shelton en invité spécial à la flûte.

 

 

 

Jazz Hot n°664, avril-mai 2013, Paris en clubs

 

Le 24 avril, au Swan Bar, épaulée par Laurent Epstein (p), Michel Rosciglione (b) et Nicolas Dary (ts), Sarah Torpe (voc) a démontré une superbe présence vocale, avec une voix très juste et une diction fluide. Les accords généreux de Laurent Epstein colorent les interstices avec beaucoup d’à-propos. Sur un répertoire dynamique (« Chain of Fools », « I’m Gonna Leave You » en 5/4, un « Comes Love » cubain), tendu par la sensibilité et la solidité de Michel Rosciglione, Sarah Thorpe a su dialoguer avec Nicolas Dary, aux interventions toujours impeccables, à la fois rugueuses et mélodiques. Un beau groupe, à la fois pêchu et subtil, avec une voix à découvrir. 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo du haut : Copyright Philippe Levy-Stab